Ce recueil présente le programme des 12e Rencontres nationales d’Archéobotanique (Perpignan, 7-10 juin 2017). Il s’articule autour de 4 thématiques. La première, à visée méthodologique, présente les dernières avancées de la recherche en... more
Ce recueil présente le programme des 12e Rencontres nationales d’Archéobotanique (Perpignan, 7-10 juin 2017). Il s’articule autour de 4 thématiques. La première, à visée méthodologique, présente les dernières avancées de la recherche en matière de protocoles d’études et les nouvelles problématiques abordables grâce à leur développement. La deuxième porte sur l’exploitation des ressources végétales par les sociétés agro-pastorales durant la Préhistoire récente (Mésolithique-Néolithique). La troisième vise à étudier les pratiques alimentaires et, plus généralement, l’économie végétale, de la fin de la Protohistoire au bas Moyen Âge. Enfin, la quatrième porte spécifiquement sur des études réalisées en contextes urbains, et vise à mettre en évidence les pratiques et ressources propres à ces secteurs.Ces nombreuses contributions témoignent du dynamisme actuel connu par l’archéobotanique et de son rôle de premier plan pour documenter l’alimentation, les pratiques agropastorales et l’économie végétale des sociétés anciennes.
During Historical times, fire was one of the main energy used for industry, craft and domestic activities. For the past 30 years, anthracological analyses were realized in Mediterranean France on nearly 80 ancient, medieval and modern... more
During Historical times, fire was one of the main energy used for industry, craft and domestic activities. For the past 30 years, anthracological analyses were realized in Mediterranean France on nearly 80 ancient, medieval and modern sites. If several activities are now well documented (charcoal and lime burning, pottery, cremation), no global approach has been attempted so
far. An inventory was realized, based on a broad range of activities (ceramic, charcoal, lime, vegetal exudates, food, metal, glass, textiles, leathers, soap, salt, plaster) gathered in a same data basis. In order to understand phenomenon of rupture and continuity of the practices, the corpus comprises a chronology going from the Romanization to the Industrial Revolution. Craft and industry constitute the major part of the corpus. This work raises new questions. Currently, archaeologists aim to link the use of fuel with
the type of products made (ceramic, lime, glass, etc.). Also, they affirm that some taxa have a calorific value more important than others, and that craftsmen used to chose the fuel regarding its specific properties. Nonetheless, our research proves that these ideas are not representative of past practices. For this reason, we propose a new approach which takes into account the
constraint imposed by thermic and technical necessities (i.e. concentration of fire, or, on the contrary, circulation of fire in the kilns). Indeed, the choice of fuel does not always rely on the choice of a taxa for itself but on other criteria such as morphology, caliber, humidity level, etc. Furthermore, we propose a different interpretation of anthracological data. Generally, anthracologists
consider that their data only reflect the choice of the craftsmen and the ecological constraints. But it appears that the role of land/forest owners, who managed the fuel resources, has never really been discussed or taken into account. This communication will propose a first discussion on the subject. Studies of multi-craft sites will be presented, as well as examples of “gestion sur pied”
(distribution of elements coming from a same tree in order to fuel different activities). Recent methodological developments will be introduced, such as the restitution of calibers, or the observation of tools marks, bringing information on the preparation of the fuel. By crossing anthracological data with medieval and modern texts, a socio-professional approach of the preparation of the fuel will also be possible. At last, the energetic transition towards the use of fossil charcoal will also be attempted.
far. An inventory was realized, based on a broad range of activities (ceramic, charcoal, lime, vegetal exudates, food, metal, glass, textiles, leathers, soap, salt, plaster) gathered in a same data basis. In order to understand phenomenon of rupture and continuity of the practices, the corpus comprises a chronology going from the Romanization to the Industrial Revolution. Craft and industry constitute the major part of the corpus. This work raises new questions. Currently, archaeologists aim to link the use of fuel with
the type of products made (ceramic, lime, glass, etc.). Also, they affirm that some taxa have a calorific value more important than others, and that craftsmen used to chose the fuel regarding its specific properties. Nonetheless, our research proves that these ideas are not representative of past practices. For this reason, we propose a new approach which takes into account the
constraint imposed by thermic and technical necessities (i.e. concentration of fire, or, on the contrary, circulation of fire in the kilns). Indeed, the choice of fuel does not always rely on the choice of a taxa for itself but on other criteria such as morphology, caliber, humidity level, etc. Furthermore, we propose a different interpretation of anthracological data. Generally, anthracologists
consider that their data only reflect the choice of the craftsmen and the ecological constraints. But it appears that the role of land/forest owners, who managed the fuel resources, has never really been discussed or taken into account. This communication will propose a first discussion on the subject. Studies of multi-craft sites will be presented, as well as examples of “gestion sur pied”
(distribution of elements coming from a same tree in order to fuel different activities). Recent methodological developments will be introduced, such as the restitution of calibers, or the observation of tools marks, bringing information on the preparation of the fuel. By crossing anthracological data with medieval and modern texts, a socio-professional approach of the preparation of the fuel will also be possible. At last, the energetic transition towards the use of fossil charcoal will also be attempted.
Le site de "Champ Roche", d'une superficie avoisinant 4,5 hectares, est situé à 5 km du centre historique de Clermont-Ferrand (63). Il se trouve sur la bordure ouest du bassin d'effondrement tertiaire de la Limagne, à une altitude variant... more
Le site de "Champ Roche", d'une superficie avoisinant 4,5 hectares, est situé à 5 km du centre historique de Clermont-Ferrand (63). Il se trouve sur la bordure ouest du bassin d'effondrement tertiaire de la Limagne, à une altitude variant entre 330 et 335m NGF. Cette opération a été réalisée en préalable aux travaux d’aménagement de la ZAC des Montels III conduits par la SEAU. L'opération de fouilles a permis la découverte de vestiges se rapportant à un petit sanctuaire rural gallo-romain installé en bordure de voie, succédant à un édifice érigé sur poteaux porteurs dès La Tène D2b. Le site de "Champ Roche" a également livré un petit enclos aménagé au cours du iie s. avant notre ère puis abandonné à la transition entre le ie et le iie s. ap. J.-C. Au nord de cet espace a été mis en évidence une vaste zone d’habitat occupée au cours des deux premiers siècles avant notre ère, dans laquelle fut exhumé un buste gaulois, jusque là inédit chez les arvernes. Au Haut-Empire, un ensemble d'habitations romaines prendra place sur la partie occidentale du site, l'hypothèse est celle d'un ensemble de bâtiments se développant de part et d'autre d'un chemin de terre, à la manière d'un village routier. Tandis qu'à l'est, hors emprise, est localisé à peu de distance (100 m) l'ensemble de maçonneries associées à une hypothétique villa équipée d'un balnéaire découverte en 2007 par une équipe de l'Inrap (Pasty 2007).
- by Hervé Delhoofs and +9
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- Archaeology
Résumé En 1914, la Dotation Carnegie publie un rapport dénonçant les atrocités des guerres balkaniques. Jusqu’en 1918, la Dotation maintient un intérêt continu pour les Balkans, soulignant que la guerre a commencé dès 1912. L’article... more
Résumé
En 1914, la Dotation Carnegie publie un rapport dénonçant les atrocités des guerres balkaniques. Jusqu’en 1918, la Dotation maintient un intérêt continu pour les Balkans, soulignant que la guerre a commencé dès 1912. L’article présente comment les thèmes abordés dans le rapport de 1914 servent de référence aux dirigeants Carnegie dans leur perception, puis dans la construction de leur réflexion sur la Grande Guerre. La Dotation préconise une nouvelle diplomatie placée sous l’arbitrage d’une organisation internationale et une paix intégrant les leçons de 1912-1913.
Abstract
In 1914, the Carnegie Endowment released an international investigation denouncing the atrocities of the Balkan Wars. Up to 1918, the CEIP maintained a strong interest for the region emphasizing that the Great War started in 1912. The paper addresses the link between the Balkan reports’ topics and how the “Carnegie men” built their perception of the Great War. The CEIP advocated for a new diplomacy based on arbitrage and an international organization and a peace integrating the lessons of the Balkan Wars.
En 1914, la Dotation Carnegie publie un rapport dénonçant les atrocités des guerres balkaniques. Jusqu’en 1918, la Dotation maintient un intérêt continu pour les Balkans, soulignant que la guerre a commencé dès 1912. L’article présente comment les thèmes abordés dans le rapport de 1914 servent de référence aux dirigeants Carnegie dans leur perception, puis dans la construction de leur réflexion sur la Grande Guerre. La Dotation préconise une nouvelle diplomatie placée sous l’arbitrage d’une organisation internationale et une paix intégrant les leçons de 1912-1913.
Abstract
In 1914, the Carnegie Endowment released an international investigation denouncing the atrocities of the Balkan Wars. Up to 1918, the CEIP maintained a strong interest for the region emphasizing that the Great War started in 1912. The paper addresses the link between the Balkan reports’ topics and how the “Carnegie men” built their perception of the Great War. The CEIP advocated for a new diplomacy based on arbitrage and an international organization and a peace integrating the lessons of the Balkan Wars.
Alliant l’extrême violence à la nouveauté technologique, la guerre de 1914-1918 traumatisa les combattants. Des documents bouleversants et inédits font entendre la parole de ceux qui passèrent du front à l’asile. Dès la mobilisation... more
Alliant l’extrême violence à la nouveauté technologique, la guerre de 1914-1918 traumatisa les combattants. Des documents bouleversants et inédits font entendre la parole de ceux qui passèrent du front à l’asile.
Dès la mobilisation générale et les premiers combats la guerre de 1914 – dont personne ne prévoyait qu’elle durerait jusqu’en 1918 – imposa un rythme et une violence auxquels nul n’était préparé. La psychiatrie et la médecine militaire furent prises au dépourvu. De l’homme de troupe jusqu’à l’officier, ils furent des milliers à souffrir de troubles du comportement qu’on ne savait ni soigner, ni décrire : dingos, idiots, fous… Peu à peu, toutefois, se développa une réflexion sur les névroses et les traumatismes de guerre. Mais celle-ci fut « oubliée », refoulée, au fil des années 1920-1930 – tout comme furent marginalisés, délaissés ceux que la guerre avait rendu fous sans qu’ils aient nécessairement de blessure visible.
Se fondant sur des documents inédits, puisés dans les archives des asiles et des hôpitaux, Hervé Guillemain et Stéphane Tison font entendre la voix des ceux qui furent brisés par la guerre : les hommes, leurs femmes, leurs enfants. Rythmant leur étude de récits vrais, bouleversants dans leur simplicité et leur sobriété, ils montrent l’ampleur du défi auquel fut confrontée la psychiatrie, et la révolution intellectuelle qui mit plusieurs décennies à s’accomplir.
Dès la mobilisation générale et les premiers combats la guerre de 1914 – dont personne ne prévoyait qu’elle durerait jusqu’en 1918 – imposa un rythme et une violence auxquels nul n’était préparé. La psychiatrie et la médecine militaire furent prises au dépourvu. De l’homme de troupe jusqu’à l’officier, ils furent des milliers à souffrir de troubles du comportement qu’on ne savait ni soigner, ni décrire : dingos, idiots, fous… Peu à peu, toutefois, se développa une réflexion sur les névroses et les traumatismes de guerre. Mais celle-ci fut « oubliée », refoulée, au fil des années 1920-1930 – tout comme furent marginalisés, délaissés ceux que la guerre avait rendu fous sans qu’ils aient nécessairement de blessure visible.
Se fondant sur des documents inédits, puisés dans les archives des asiles et des hôpitaux, Hervé Guillemain et Stéphane Tison font entendre la voix des ceux qui furent brisés par la guerre : les hommes, leurs femmes, leurs enfants. Rythmant leur étude de récits vrais, bouleversants dans leur simplicité et leur sobriété, ils montrent l’ampleur du défi auquel fut confrontée la psychiatrie, et la révolution intellectuelle qui mit plusieurs décennies à s’accomplir.
À partir de trois situations institutionnelles différentes (judiciaire, militaire, hospitalière) exposées dans leur contexte historique des XIXe et XXe siècles, ce volume saisit les trajectoires singulières des patients dans leurs... more
À partir de trois situations institutionnelles différentes (judiciaire, militaire, hospitalière) exposées dans leur contexte historique des XIXe et XXe siècles, ce volume saisit les trajectoires singulières des patients dans leurs interactions avec les configurations institutionnelles de la psychiatrie et les catégories médicales qui définissent la maladie mentale. Il s’y dessine une autre histoire de la folie dans laquelle les médecins sont acteurs au même titre que les juges, les militaires ou les patients.
From the summer of 1914 to the conclusion of the Treaty of Versailles (1919), a Frenchman, Paul d'Estournelles de Constant (1852-1924, sénateur de la Sarthe, (Nobel Peace price in 1909) and an American, Nicholas Murray Butler (1862-1947,... more
From the summer of 1914 to the conclusion of the Treaty of Versailles (1919), a Frenchman, Paul d'Estournelles de Constant (1852-1924, sénateur de la Sarthe, (Nobel Peace price in 1909) and an American, Nicholas Murray Butler (1862-1947, Nobel Peace price in 1931) regularly wrote one another, maintaining a gripping chronicle of the Great War’s daily life and the ongoing world’s transformation. Two men of great influence in their respective spheres and both key actors at the Carnegie Endowment for International Peace. Their common goal? To combat the militarism, nationalism, and violence imposed on civilians during the war. Furthermore, to lay out a vision of a democratic Europe, a roadmap to avert the brutalization of society and the total war of the 20th century of which they both have the painful intuition.
The correspondence is curated, annotated and completed with comments.
Double label : Mission du centenaire 1914-1918 ; United States World War One Centennial Commission
De l'été 1914 à la conclusion du Traité de Versailles (1919) le Français Paul d'Estournelles de Constant (1852-1924, sénateur de la Sarthe, prix Nobel de la Paix 1909) et l'Américain Nicholas Murray Butler (1862-1947, prix Nobel de la Paix 1931) s'écrivent régulièrement. Ils tiennent une chronique saisissante de la guerre au quotidien en France comme aux États-Unis tout en analysant la mutation du monde. Ce sont deux hommes d'influence et deux témoins prodigieusement informés. Leur but ? Lutter contre le militarisme, le nationalisme et la violence faite aux populations civiles. Proposer aussi un projet visionnaire d'organisation mondiale, afin de conjurer la brutalisation de la société et les déchaînements de la guerre totale du terrible XXe siècle dont ils ont la confondante et douloureuse intuition.
La correspondance est scénarisée, annotée, complétée d'encadrés contextuels.
Double label : Mission du centenaire 1914-1918 ; United States World War One Centennial Commission
The correspondence is curated, annotated and completed with comments.
Double label : Mission du centenaire 1914-1918 ; United States World War One Centennial Commission
De l'été 1914 à la conclusion du Traité de Versailles (1919) le Français Paul d'Estournelles de Constant (1852-1924, sénateur de la Sarthe, prix Nobel de la Paix 1909) et l'Américain Nicholas Murray Butler (1862-1947, prix Nobel de la Paix 1931) s'écrivent régulièrement. Ils tiennent une chronique saisissante de la guerre au quotidien en France comme aux États-Unis tout en analysant la mutation du monde. Ce sont deux hommes d'influence et deux témoins prodigieusement informés. Leur but ? Lutter contre le militarisme, le nationalisme et la violence faite aux populations civiles. Proposer aussi un projet visionnaire d'organisation mondiale, afin de conjurer la brutalisation de la société et les déchaînements de la guerre totale du terrible XXe siècle dont ils ont la confondante et douloureuse intuition.
La correspondance est scénarisée, annotée, complétée d'encadrés contextuels.
Double label : Mission du centenaire 1914-1918 ; United States World War One Centennial Commission
À travers ces différents articles se dessine une chronologie de l'apparition de l'intérêt pour la santé mentale des civils en temps de guerre. […] La partition progressive entre psychiatrie militaire et psychiatrie civile est un indice... more
À travers ces différents articles se dessine une chronologie de l'apparition de l'intérêt pour la santé mentale des civils en temps de guerre. […] La partition progressive entre psychiatrie militaire et psychiatrie civile est un indice intéressant. Au XIX e siècle et notamment en 1870, la distinction n'est pas faite entre ces deux approches. L'intérêt des aliénistes étant centré sur les effets des événements politiques, la guerre est considérée au même titre que ces événements politiques. Le clivage entre ces deux spécialités, esquissé par défaut en 1914-1918 du fait de la focalisation des recherches médicales sur les pathologies des combattants, reléguant ainsi les civils au second plan, se constitue de plus en plus nettement après la Seconde Guerre mondiale, particulièrement à travers la diffusion du concept de « psychose réactionnelle ». La guerre d'Algérie a également initié quelques interrogations à la suite des travaux de Frantz Fanon et du fait de l'arrivée massive de réfugiés pieds noirs en métropole dans les années 1960, les nombreux dossiers de patients transférés d'Algérie dans les hôpitaux psychiatriques français en témoignent. Mais selon Nathalie Zajde, l'intérêt des médecins sur cette question émerge bien plus tard, à la fin du XX e siècle, autour de la psychiatrie de la déportation.
Loin du front, le Perche a fortement contribué à la Première Guerre mondiale. Dès la mobilisation générale, les Percherons intègrent différents corps de l'armée : infanterie, artillerie, aviation, aumônerie. Certains se battent avec... more
Loin du front, le Perche a fortement contribué à la Première Guerre mondiale. Dès la mobilisation générale, les Percherons intègrent différents corps de l'armée : infanterie, artillerie, aviation, aumônerie. Certains se battent avec héroïsme (A. Gapin), d'autres s'engagent (le philosophe Alain) ou dirigent avec efficacité leurs hommes (général Malcor). Les hommes politiques agissent dans l'esprit de la défense de la paix (J. Caillaux, P. d'Estournelles de Constant), ou pour maintenir le contrôle parlementaire sur la guerre (P. Deschanel, M. Viollette). Le Perche contribue ainsi à l'effort de guerre, en fournissant des matières premières (le bois), en accueillant des blessés en convalescence, mais surtout en envoyant des soldats au front. Tous ne reviennent pas, mortellement fauchés dès les premières semaines du conflit (combats d'Ethe, Belgique, 22 au 23 août 1914, lors de la bataille des frontières), comme le montrent les monuments aux morts et les vitraux, symboles du traumatisme et de la mémoire. Ce livre, sur la Grande Guerre et le Perche, propose une étude historique sur une période jamais étudiée dans cette région.
L’intention initiatrice du présent dossier est de créer les conditions d’une réflexion sur la place ou le rôle de la Grande Guerre dans les processus de la création artistique à destination privée ou publique, qu’ils soient engagés par... more
L’intention initiatrice du présent dossier est de créer les conditions d’une réflexion sur la place ou le rôle de la Grande Guerre dans les processus de la création artistique à destination privée ou publique, qu’ils soient engagés par ses expérimentateurs plus ou moins directs comme par les artistes n’ayant pas été impliqués dans le conflit. Sur la base de l’étude de cas ou de la réflexion d’ensemble, il s’agit d’appréhender la guerre au regard de sa dimension inspirationnelle en s’intéressant à l’artiste (peintre, sculpteur, photographe, verrier, installateur, auteur de bande dessinée) confronté à différents besoins, désirs ou intentions souvent interférents, dont plusieurs sont ici identifiés par les contributeurs.
Une approche comparative de toutes les formes commémoratives (cérémonies, monuments, sépultures, exhumations et transferts des corps, discours commémoratifs) Version abrégée d’une thèse soutenue en 2002 à l’Université Paris 3 Sorbonne... more
Une approche comparative de toutes les formes commémoratives (cérémonies, monuments, sépultures, exhumations et transferts des corps, discours commémoratifs)
Version abrégée d’une thèse soutenue en 2002 à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle sous la direction d’Elisabeth du Réau.
Comment Champenois et Sarthois, confrontés à la violence d’un conflit en 1870-71 et en 1914-1918 sont-ils sortis de la guerre ?
La sortie de guerre, et la persistance de la mémoire de la guerre, en temps de paix ont été étudiés, à travers les formes commémoratives très nombreuses, puis par une étude très précise du discours sur la guerre, permettant d’approcher les représentations des contemporains, ainsi que le lien existant entre travail de deuil et travail de la mémoire. Enfin, l’analyse des fonctions de la commémoration a révélé son rôle dans une économie de la violence qu’elle contribue à canaliser dans l’immédiat après-guerre, mais aussi à entretenir et à catalyser pour la défense de la nation.
Si la commémoration joue un rôle essentiel au moment de la sortie de guerre, elle a contribué tout au long de la période à véhiculer des représentations de la guerre en général, de telle manière que le citoyen-soldat ne devait pas perdre de vue l’un de ses devoirs principaux, quitte à en accepter la conséquence : le sacrifice pour la patrie. En ce sens, les populations ne sont pas réellement sorties de ce rapport particulier à la guerre, diffusé à travers une culture guerrière avant 1914, culture dont la remise en cause commence après 1918, avec l’émergence de valeurs pacifistes. En revanche, la sortie de guerre à proprement parler s’avère difficile surtout après l’expérience de la mort massive après 1914-1918.
La commémoration joue un rôle essentiel dans la perception de la rupture causée par la confrontation à la violence, et dans la maîtrise du traumatisme qui s’ensuit. Le travail de la mémoire, à l’œuvre à travers les formes diverses de commémoration accompagne le travail de deuil. Les monuments, les discours apparaissent comme des médiations utiles à cette maîtrise.
Mais au moment où la menace se fait sentir, la mémoire est réinvestie, soit dans le cadre d’une culture guerrière en 1914 pour légitimer la défense du pays, sans d’ailleurs prendre une tournure belliciste, soit dans les années 1930 dans le cadre d’une culture plus pacifiste issue de l’expérience de la violence et de la mort massive, comme argument dilatoire. Dans les années 1930, les deux cultures entrent en contradiction.
Finalement, il semble que la mémoire et les représentations qu’elle véhicule servent à chaque entrée en guerre à faire accepter un possible recours à la violence légitimé par l’État, avant d’être vouées à la maîtrise des effets dévastateurs du déchaînement de la violence.
How did the people living in the Champagne and Sarthe regions, faced with the violent conflicts of 1870-1871 and 1914-1918, go out of the war ?
Getting out of the war and the persistence of war memory, in peacetime, were two subjects studied through the numerous commemoration and also the speech about war; thus making it possible to undersand the contemporary’ s representations and the link between mourning and remebering. Finally, analysing not only allows to channel the violence of the post-war years but also to contemplate the possibility conflict in peacetime.
Commemorations play a major part when getting out of the war, but they also contributed, from 1870 to 1940, to convey war representations ; so much so that it was impossible for the citizen-soldier to forget one of his major duties, even if it meant sacrificing himself for the homeland.
That’s why the local populations did not really overcome this special relation with war, spread through a warlike culture before 1914. The new pacifist values emerging after 1918 are to challenge this culture. However, getting out of the war proves difficult especially after the experience of the massive killing of the Great War.
Commemorations also play a major part in understanding the rupture caused by the confrontation to violence and in mastering the trauma which usually follows.
Remembering, through the different commemorations, goes along with mourning. Monuments and speeches thus seem necessary to recover from the trauma.
But exactly when things get warlike culture to justify the defence of the country (besides, il did not lead to war) ; then in the thirties, during a more pacifist culture stemming from the experience of violence and massive killing, to put off violence. In the twenties and thirties, both cultures are apposed.
In the end, it seems that memory its representations help firts, before each war, to make an outbreak of violence justified by the Government, acceptable and then to overcome its devastating effect.
Version abrégée d’une thèse soutenue en 2002 à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle sous la direction d’Elisabeth du Réau.
Comment Champenois et Sarthois, confrontés à la violence d’un conflit en 1870-71 et en 1914-1918 sont-ils sortis de la guerre ?
La sortie de guerre, et la persistance de la mémoire de la guerre, en temps de paix ont été étudiés, à travers les formes commémoratives très nombreuses, puis par une étude très précise du discours sur la guerre, permettant d’approcher les représentations des contemporains, ainsi que le lien existant entre travail de deuil et travail de la mémoire. Enfin, l’analyse des fonctions de la commémoration a révélé son rôle dans une économie de la violence qu’elle contribue à canaliser dans l’immédiat après-guerre, mais aussi à entretenir et à catalyser pour la défense de la nation.
Si la commémoration joue un rôle essentiel au moment de la sortie de guerre, elle a contribué tout au long de la période à véhiculer des représentations de la guerre en général, de telle manière que le citoyen-soldat ne devait pas perdre de vue l’un de ses devoirs principaux, quitte à en accepter la conséquence : le sacrifice pour la patrie. En ce sens, les populations ne sont pas réellement sorties de ce rapport particulier à la guerre, diffusé à travers une culture guerrière avant 1914, culture dont la remise en cause commence après 1918, avec l’émergence de valeurs pacifistes. En revanche, la sortie de guerre à proprement parler s’avère difficile surtout après l’expérience de la mort massive après 1914-1918.
La commémoration joue un rôle essentiel dans la perception de la rupture causée par la confrontation à la violence, et dans la maîtrise du traumatisme qui s’ensuit. Le travail de la mémoire, à l’œuvre à travers les formes diverses de commémoration accompagne le travail de deuil. Les monuments, les discours apparaissent comme des médiations utiles à cette maîtrise.
Mais au moment où la menace se fait sentir, la mémoire est réinvestie, soit dans le cadre d’une culture guerrière en 1914 pour légitimer la défense du pays, sans d’ailleurs prendre une tournure belliciste, soit dans les années 1930 dans le cadre d’une culture plus pacifiste issue de l’expérience de la violence et de la mort massive, comme argument dilatoire. Dans les années 1930, les deux cultures entrent en contradiction.
Finalement, il semble que la mémoire et les représentations qu’elle véhicule servent à chaque entrée en guerre à faire accepter un possible recours à la violence légitimé par l’État, avant d’être vouées à la maîtrise des effets dévastateurs du déchaînement de la violence.
How did the people living in the Champagne and Sarthe regions, faced with the violent conflicts of 1870-1871 and 1914-1918, go out of the war ?
Getting out of the war and the persistence of war memory, in peacetime, were two subjects studied through the numerous commemoration and also the speech about war; thus making it possible to undersand the contemporary’ s representations and the link between mourning and remebering. Finally, analysing not only allows to channel the violence of the post-war years but also to contemplate the possibility conflict in peacetime.
Commemorations play a major part when getting out of the war, but they also contributed, from 1870 to 1940, to convey war representations ; so much so that it was impossible for the citizen-soldier to forget one of his major duties, even if it meant sacrificing himself for the homeland.
That’s why the local populations did not really overcome this special relation with war, spread through a warlike culture before 1914. The new pacifist values emerging after 1918 are to challenge this culture. However, getting out of the war proves difficult especially after the experience of the massive killing of the Great War.
Commemorations also play a major part in understanding the rupture caused by the confrontation to violence and in mastering the trauma which usually follows.
Remembering, through the different commemorations, goes along with mourning. Monuments and speeches thus seem necessary to recover from the trauma.
But exactly when things get warlike culture to justify the defence of the country (besides, il did not lead to war) ; then in the thirties, during a more pacifist culture stemming from the experience of violence and massive killing, to put off violence. In the twenties and thirties, both cultures are apposed.
In the end, it seems that memory its representations help firts, before each war, to make an outbreak of violence justified by the Government, acceptable and then to overcome its devastating effect.
Ce volume réunit les conférences prononcées lors de deux manifestations du Centenaire des vols de Wilbur Wright au Mans en 2008 : d’une part, le cycle de conférences des “ Printemps de l’Histoire ” de la Société Historique et... more
Ce volume réunit les conférences prononcées lors de deux manifestations du Centenaire des vols de Wilbur Wright au Mans en 2008 : d’une part, le cycle de conférences des “ Printemps de l’Histoire ” de la Société Historique et Archéologique du Maine, et d’autre part une journée d’étude sur “ l’aviation, l’armée, la conquête de l’air, 1908-1914 ” organisée conjointement par le 2e RIMa et le département d’Histoire de l’Université du Maine au camp d’Auvours le 7 juin 2008.
Des historiens, spécialistes de l’aéronautique ou de la société de la Belle Époque présentent non seulement les expériences réalisées par Wilbur Wright à l’hippodrome des Hunaudières puis au camp d’Auvours en 1908, mais éclairent le contexte de ces vols et les conséquences de l’apparition de la navigation aérienne dans les premières années du XXe siècle.
Il s’agit en effet de mieux comprendre le passage d’une aviation encore considérée au début de l’année 1908 comme un passe-temps de notables et d’aristocrates inventifs, à une aviation moderne, véritable enjeu politique dès 1909-1910. Les vols de Wilbur Wright au Mans entre août 1908 et début janvier 1909 ont contribué à ce tournant politique et militaire majeur.
Cet ouvrage a pour but d’aller au-delà du riche travail effectué depuis plusieurs décennies sur l’histoire technologique des premiers vols pour mettre en valeur un volet davantage politique, militaire et social de l’histoire de l’aviation pionnière.
Des historiens, spécialistes de l’aéronautique ou de la société de la Belle Époque présentent non seulement les expériences réalisées par Wilbur Wright à l’hippodrome des Hunaudières puis au camp d’Auvours en 1908, mais éclairent le contexte de ces vols et les conséquences de l’apparition de la navigation aérienne dans les premières années du XXe siècle.
Il s’agit en effet de mieux comprendre le passage d’une aviation encore considérée au début de l’année 1908 comme un passe-temps de notables et d’aristocrates inventifs, à une aviation moderne, véritable enjeu politique dès 1909-1910. Les vols de Wilbur Wright au Mans entre août 1908 et début janvier 1909 ont contribué à ce tournant politique et militaire majeur.
Cet ouvrage a pour but d’aller au-delà du riche travail effectué depuis plusieurs décennies sur l’histoire technologique des premiers vols pour mettre en valeur un volet davantage politique, militaire et social de l’histoire de l’aviation pionnière.
- by Stéphane TISON
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Paul d’Estournelles de Constant, prix Nobel de la paix 1909 a été diplomate, député puis sénateur de la Sarthe. L’étude du fond exceptionnel de ses archives personnelles permet l’analyse dans cet ouvrage des aspects saillants de sa pensée... more
Paul d’Estournelles de Constant, prix Nobel de la paix 1909 a été diplomate, député puis sénateur de la Sarthe. L’étude du fond exceptionnel de ses archives personnelles permet l’analyse dans cet ouvrage des aspects saillants de sa pensée : l’Europe, la colonisation, la mondialisation, l’arbitrage des relations internationales afin d’éviter la guerre ‒ à l’origine de la Société des Nations. Le livre est complété par des textes de cette figure méconnue de l’histoire contemporaine.
À partir d’une approche pluridisciplinaire, cet ouvrage collectif contribue à l’histoire des représentations de la conquête aérienne en croisant deux ensembles conceptuels : la notion d’imaginaire et l’idée d’une aviation pionnière.... more
À partir d’une approche pluridisciplinaire, cet ouvrage collectif contribue à l’histoire des représentations de la conquête aérienne en croisant deux ensembles conceptuels : la notion d’imaginaire et l’idée d’une aviation pionnière. L’invention de l’aéroplane a des répercussions dans de nombreux domaines de l’activité humaine ; elle redessine les réseaux industriels, sociaux et politiques, tout en changeant le regard des artistes, des penseurs, des prêtres, des croyants, etc. Les auteurs de ce volume cherchent à comprendre la façon dont les progrès de la locomotion aérienne entre 1903 et 1927 transforment l’appréhension de la réalité et renouvellent les représentations, matérielles autant que symboliques, de l’imaginaire aérien. Dans quelle mesure la maîtrise du plus lourd que l’air contribue-t-elle à déterminer le rôle et la place de l’être humain dans la société, le monde, l’univers ? Attentives aux modalités de compréhension et de construction par rapport à un événement inédit, les études rassemblées ici montrent que, sans renoncer complètement aux anciennes images liées au vol, les contemporains de l’aviation naissante en produisent de nouvelles, dont certaines subsistent encore aujourd’hui.
De l'été 1914 à la conclusion du traité de Versailles (1919) un Français et un Américain s'écrivent régulièrement, tenant une chronique saisissante de la guerre au quotidien et de la mutation du monde. Ce sont deux hommes d'influence qui,... more
De l'été 1914 à la conclusion du traité de Versailles (1919) un Français et un Américain s'écrivent régulièrement, tenant une chronique saisissante de la guerre au quotidien et de la mutation du monde. Ce sont deux hommes d'influence qui, tous deux, reçurent le prix Nobel de la Paix. Leur but ? Lutter contre le militarisme, le nationalisme et la violence faite aux populations civiles.
Les pertes inouïes de la Grande Guerre ont entraîné la généralisation de pratiques embryonnaires auparavant : individualisation des sépultures, construction de monuments commémoratifs, multiplication des rites. Des chercheurs de nombreux... more
Les pertes inouïes de la Grande Guerre ont entraîné la généralisation de pratiques embryonnaires auparavant : individualisation des sépultures, construction de monuments commémoratifs,
multiplication des rites. Des chercheurs de nombreux pays étudient les traces de cette rupture majeure,
encore largement visible dans les paysages. Tombes, cénotaphes, nécropoles, monuments et mémoriaux en représentent le témoignage matériel et culturel. Anthropologues, historiens, archéologues, spécialistes du tourisme de mémoire, retracent comment a été remémorée ce que l’on croyait être la vision du monde des disparus, du sacrifice au pacifisme. La comparaison internationale et diachronique, de la Seconde Guerre mondiale au génocide du Rwanda, donne toute leur importance à ces sites, au moment où ceux du front occidental belge et français sont candidats à entrer au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces témoins des consciences traversées par le malheur des guerres sont l’espoir de la réconciliation humaniste.
multiplication des rites. Des chercheurs de nombreux pays étudient les traces de cette rupture majeure,
encore largement visible dans les paysages. Tombes, cénotaphes, nécropoles, monuments et mémoriaux en représentent le témoignage matériel et culturel. Anthropologues, historiens, archéologues, spécialistes du tourisme de mémoire, retracent comment a été remémorée ce que l’on croyait être la vision du monde des disparus, du sacrifice au pacifisme. La comparaison internationale et diachronique, de la Seconde Guerre mondiale au génocide du Rwanda, donne toute leur importance à ces sites, au moment où ceux du front occidental belge et français sont candidats à entrer au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces témoins des consciences traversées par le malheur des guerres sont l’espoir de la réconciliation humaniste.
Commoners’ responses to ongoing environmental change in France Nadine Vivier (Le Mans université) A large proportion of commons disappeared in the eighteenth century France, either spontaneously or because of economists’ influence,... more
Commoners’ responses to ongoing environmental change in France
Nadine Vivier (Le Mans université)
A large proportion of commons disappeared in the eighteenth century France, either spontaneously or because of economists’ influence, physiocrates claiming for enclosure. Commons often were a complement of pasture to private farms until they could produce enough fodder. Some communities reserved pasture to cattle under the reason that other animals would spoil it. More than environmental concern, these often hide social tensions between cattle owners and poor workers who dreamed of a share of commons.
Some commons remained until today and could play a role model for contemporary sustainable management. A good example is the Briançonnais, a high alpine mountain area. Answering the enquiry of the Legislative assemblée in 1792, they refused to share commons because of their concern for environment which was better preserved by a collective management. Then they fought against the Forestry administration (limitation of use rights, 1827, and reforestation 1860). In spite of their poverty, mountain communities did not sale their land to reforest. They wanted to keep their land which symbolized their heritage and independence, and they could master tourism facilities some decades later.
Nadine Vivier (Le Mans université)
A large proportion of commons disappeared in the eighteenth century France, either spontaneously or because of economists’ influence, physiocrates claiming for enclosure. Commons often were a complement of pasture to private farms until they could produce enough fodder. Some communities reserved pasture to cattle under the reason that other animals would spoil it. More than environmental concern, these often hide social tensions between cattle owners and poor workers who dreamed of a share of commons.
Some commons remained until today and could play a role model for contemporary sustainable management. A good example is the Briançonnais, a high alpine mountain area. Answering the enquiry of the Legislative assemblée in 1792, they refused to share commons because of their concern for environment which was better preserved by a collective management. Then they fought against the Forestry administration (limitation of use rights, 1827, and reforestation 1860). In spite of their poverty, mountain communities did not sale their land to reforest. They wanted to keep their land which symbolized their heritage and independence, and they could master tourism facilities some decades later.
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